« Forum de discussion basé sur les créations de tous types. »
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Journal des Rêves

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
elm6
Grand Ookami
Grand Ookami
avatar

Messages : 744
Date d'inscription : 15/09/2008
Age : 26
Localisation : En Antarctique, avec mes amis les pingouins! :D

MessageSujet: Journal des Rêves   Lun 26 Oct - 1:50

Bonjour chers collègues makers, forumeurs, glandeurs.

Ma création littéraire est assez varié, je serais donc sûrement amené à créer plusieurs topics.
Celui -ci est dédié à mes rêves.
Quand je dis rêves je ne parle pas de mes ambitions, non.
Je parle des rêves qu'on l'on fait en dormant.
J'en ai fait des relativement fous.
Et j'ai eu la chance de m'en souvenir.
Je les met donc à votre disposition, pour si un de ces jours vous êtes d'humeur à vous marrer un peu en plongeant dans mon subconscient traumatisé.

Voila le premier! ^^


La Fille aux Dés


Je suis dans une voiture sous la pluie, direction « je-ne-sais-où ». L'impact des gouttes sur le véhicule produit un son apaisant. Bercé par le bruit bienveillant de la pluie, je m'endors. FLASHBOUM! Je suis à l'arrêt de bus de pétaouchnok. Martin est à côté de moi. Je suis obligé de lever la tête pour lui parler. Je ne suis pas un nain, c'est lui qui est grand. Nous montons dans le bus et arrivons chez lui. Nous commençons par faire un tour complet de sa maison avant d'entrer. N'imaginez pas que je sache pourquoi... . Nous entrons. Avez-vous déjà visité Versailles? Je ne me souviens pas à quoi ça ressemble à l'intérieur, mais je suis sûr que c'est dans le même genre. Nous rencontrons ses parents. Ils se présentent et me citent leur nom que j'oublie aussitôt. FLASHBOUM!! Je me réveille dans un lit que je ne connais même pas, dans une maison qui m'est également inconnue. M'interrogeant intérieurement, je laisse mon corps diriger seul. Je ne saurais l'expliquer mais mes jambes en savent plus que ma tête, elles savent où elles vont. J'ouvre la porte de la pièce. Je m'aperçois que je ne suis pas seul dans le bâtiment. Je grogne intérieurement de surprise mais mon visage ne laisse rien paraître. Evidemment, lui savait. Vous n'imaginez pas comme c'est déroutant de voir que votre corps sait des choses que votre esprit ignore. Déboussolant. Je sors de la chambre en laissant la porte ouverte. Des visages me sont familiers. Captain Spook, Brottor, Tonio, Jerem, plein d'autres. Certaines personnes, beaucoup en fait, me sont totalement inconnues. Mais je marche vite et leurs visages sortent de mon champ de vision avant que ma mémoire n'ai pu imprimer leurs traits inintéressants. Je ne sais toujours pas pourquoi je suis là, mais mon corps semble avoir décidé que ce n'est pas pour ça. J'entre alors dans une grande pièce. On se croirait un Jour de l'An tant elle est bondée. Peut-être est-ce le cas, qui sait? Les gens sont involontairement répartis de manière à former une allée au centre. J'avance de quelques pas avant de m'arrêter. Une silhouette est présente dans l'allée obscure. Je suis certain qu'elle n'y était pas cinq secondes auparavant. FLASHBOUM!!! Je suis toujours au même endroit. La silhouette est toujours tapie dans les ténèbres de la pièce, face à moi. J'avance vers elle. Ainsi, je m'aperçois de plusieurs choses. Mon corps a cessé son petit jeu et ne fais plus qu'un avec mon esprit. C'est rassurant. Pas le reste. Personne ne bouge, les sourires sont figés, les gens pétrifiés, le bruit suspendu. Le temps semble s'être arrêté. Pour tout le monde, sauf moi... . Erreur, il en est de même pour la silhouette en face de moi dans l'allée. Mon petit doigt, le gauche plus précisément, car le droit ment parfois, me dit que cette personne est celle pour qui je suis ici. Je m'approche plus près. Elle attend. Je la regarde. Elle aussi. C'est une fille aux cheveux châtains ondulants jusqu'à légèrement en dessous de ses épaules. Son visage clair et lisse ne laisse aucun défaut apparent. Elle est blottie dans une longue et belle cape vert sombre qui lui descend jusqu'aux pieds. Je croise son regard. Il brille d'intelligence. Ses paupières ouvertes aux cils mi-longs laissent apparaître de magnifiques yeux verts. Trop beaux pour qu'on puisse les décrire, on ne peut que les voir, et se laisser hypnotiser. Un scintillement luit dans les profondeurs de son oeil droit. Quelque chose cloche chez cette fille. Elle fait peur. Elle fait peur parce qu'elle fait des choses qu'on ne peut pas faire. Elle fait peur parce qu'elle est mystérieuse. Elle fait peur parce qu'elle ne devrait pas être là. Bien qu'indiscutablement humaine, elle paraît trop belle pour l'être réellement. Une beauté étrange, effrayante. Il n'empêche qu'elle m'entraîne dans une autre pièce. Et que je la suis. Parce que je suis hypnotisé, me direz-vous? C'est possible. Mais j'ai le sentiment que je l'aurais suivie de toute manière. Car la peur que m'inspire cette jeune fille n'est pas des peurs qui vous incitent à partir en courant, ni de celles qui vous paralysent de terreur. Cette peur est de celles qui amènent l'excitation. C'est la peur qui précède les belles histoires. Nous retraversons le bâtiment en sens inverse et entrons la chambre, qui à vrai dire m'est toujours inconnue. La porte-fenêtre de la pièce est grande ouverte et il pleut des cordes, mais l'idée de la refermer ne me vient pas à l'esprit. Je me contente d'observer longuement l'extérieur. Nous sommes certainement en fin de journée, mais il est impossible d'être plus précis. Il ne fait qu'à demi-jour car les nuages grisonnants obstruent le ciel, filtrant la lumière. La pluie est apaisante... de nouveaux. Mais elle est cette fois-ci entrecoupée d'éclats de tonnerre. Quand je reporte enfin mon attention vers l'intérieur de la pièce, la fille aux yeux verts est assise en tailleur par terre, dos à moi. Je la contourne et m'assoies face à elle. Ce n'est qu'à ce moment que j'aperçois au creux de ses mains trois dés. Ils sont de couleur jaunâtre et ont l'air un peu délavés, comme s'ils étaient faits en os. Ils ont la forme de dés à dix faces, que vous connaissez peut-être, mais en possèdent quarante-deux. Numérotés de un à vingt-et-un, chaque nombre et présent en deux exemplaires sur chacun des trois mystérieux instruments. La fille bouge la main. Elle va les lancer. Le temps qu'ils mirent à rouler fut très bref, comme si la scène s'était déroulée en mode accéléré. Le son de leur impact semblait amplifié, comme s'il s'agissait de quelque chose de beaucoup plus lourd. Je ne me souviens pas du résultat qu'affichèrent les dés, peut-être ne l'ai-je même pas regardé. Pourquoi l'aurais-je fait sachant parfaitement que je n'en devinerais pas la signification. Je reporte alors mon attention sur la fille aux dés, espérant trouver sur l'expression de son visage des réponses que les chiffres ne pouvaient m'apporter. Mais elle était impassible. J'eus beau cherché, je n'ai jamais trouvé ces réponses sur son visage, je les ai trouvées dans ces yeux. Je croise son regard à nouveau. Et je m'y perds. Ma vue, mon imaginaire, sont en train de plonger dans les vertes profondeurs de ses pupilles. Je tombe, comme aspiré dans un tourbillon vert sombre qui part dans une spirale infernale. Puis, je vois une lumière. Et la sortie de cette grotte magique apparaît. Je sors... et cherche vainement mon corps, mais il n'est pas là. IL est resté derrière moi, à des distances immesurables, dans la chambre. J'ère, mon imaginaire ère, tel un fantôme, dans le ciel étrange qui m'entoure. Il ne pleut plus. J'en déduis que je suis loin de l'endroit que je viens de quitter, bien que je ne puisse dire si la distance se situe au niveau de l'espace où du temps. Je fais la seule chose que je puisse faire, attendre, et observer. Le ciel et les nuages sont rouges comme lors d'un coucher de soleil. Pourtant, la nuit est déjà tombée depuis longtemps. Je devine qu'il fait une chaleur étouffante même si je ne peux la ressentir, le goudron des routes, loin en dessous de moi, ramollit, et des gouttes d'évaporation perlent dans les airs. J'entends un bruit sourd, comme l'orage. Mais ce n'est pas l'orage, le bruit est continu. Les gens sont tous dehors, en pyjama ou robe de chambre, intrigués par l'agitation qui règne au-dessus de leur tête. Soudain, l'espace d'une seconde, le bruit explose, incroyablement amplifié. Une brèche circulaire s'ouvre alors, là-haut dans l'atmosphère, tandis que quelque chose d'énorme y pénètre. Une boule. Une gigantesque boule de feu, de la taille d'un grand village. Un météore comme on espère ne jamais en voir. Je l'entend percer l'air et suit sa course des yeux. Plus il approche, plus le son qu'il produit augmente. Je regarde, et j'ai peur. La chute de l'objet incandescent semble interminable, comme s'il allait tomber à l'infini. Mais tout à une fin. La chute en a une, et elle correspond également à celle de la vie de ses pauvres gens que mon imaginaire, téléporté au niveaux du sol, effrayé et impuissant, voit détruits par le déflagration de flammes générée lors de l'impact du monstre de feu. FLASHBOUM!!!! Je me réveille en sueur au milieu du lit du gîte dans lequel je passe une partie de mes vacances d'été, en Auvergne. Ce n'était qu'un rêve. Tout ça n'était qu'un rêve. La seule chose réelle est l'orage. Il pleut des cordes et le tonnerre est fort…
... trop fort.


Désolé si c'est compact, mais je ne veux pas faire de paragraphes dans ce récit-là (caprice d'auteur...).
Faites-moi savoir si vous voulez que j'en poste d'autres, j'en ai encore un ou deux en réserve (moins mystérieux, mais beaucoup plus drôles.
Revenir en haut Aller en bas
http://imagin.jeunforum.com/forum.htm
The_Sam
Ookami
Ookami
avatar

Messages : 372
Date d'inscription : 24/10/2009
Age : 24
Localisation : Montréal

MessageSujet: Re: Journal des Rêves   Lun 26 Oct - 22:31

C'est vraiment bizarre comme rève mais j'aime bien poste s'en d'autre
Revenir en haut Aller en bas
Dx6 Zelda
Admin
Admin
avatar

Messages : 3306
Date d'inscription : 01/09/2008
Age : -21
Localisation : Montréal

MessageSujet: Re: Journal des Rêves   Lun 26 Oct - 23:33

C'est bien...
De ce que je vois, tu n'as pas des plus grands contrôles sur tes rêves, c'est surtout imaginatif, coloré et aléatoire, suivant un chemin indéfini. =P

___________
Revenir en haut Aller en bas
elm6
Grand Ookami
Grand Ookami
avatar

Messages : 744
Date d'inscription : 15/09/2008
Age : 26
Localisation : En Antarctique, avec mes amis les pingouins! :D

MessageSujet: Re: Journal des Rêves   Mer 28 Oct - 23:39

Citation :
De ce que je vois, tu n'as pas des plus grands contrôles sur tes rêves, c'est surtout imaginatif, coloré et aléatoire, suivant un chemin indéfini
C'est fou ce que c'est juste! xD

Tenez voilà le suivant, attention, c'est plus grossier.
On dirait presque que c'est pas la même personne qui l'a fait (et pourtant si...)

Enculé de chauffeur !

Je suis je ne sais pas où, pas chez moi en tout cas, mais le coin ressemble vaguement à Rodès. Le village a juste du être remasterisé par un designer à moitié abruti. Ce rêve aussi d’ailleurs, mais passons. Je sors d’une baraque au portail blanc électrique située à l’opposé de l’endroit où j’habite réellement. Près du Mas donc. C’est le matin. Je le sais parce que je vais prendre mon bus pour aller au lycée. Le trajet est long jusqu ‘à l’ancienne coopérative où se trouve l’arrêt. Mais je sens pas le poids de mon sac sur mon dos. Je l’ai peut-être oublié… . M’en fout. Je marche jusqu ‘à là-bas. C’est cool je vois pas le temps passer pendant le trajet. Vous posez pas de questions, c’est normal c’est un rêve. Pire, c’est mon rêve ! J’atterris donc à l’arrêt de bus. Je sais pas si les gens qui attendent sont nombreux. Les ai pas regardé, pas que ça à foutre moi. Oui je sais je suis bizarre. Mais je vous rappelle que c’est un rêve, même si moi, comme un imbécile à l’intérieur, je suis pas foutu de m’en rendre compte.
Un bruit indescriptible qui n’a absolument rien à voir avec un moteur s’approche. L’idiotie artificielle de mes songes me prévient. C’est le bus. Un bus qui fait un bruit autre que celui d’un moteur ? Mais oui je vous dis ! Faites moi confiance putain de merde !
C’est mon petit doigt qui me l’a dit ! Le droit, c’est vrai, il fait des blagues de temps en temps, mais là je suis sûr qu’il a raison. J’observe le tournant au bout de l’allée. Ca y est ! Quelque chose apparaît ! C’est gros ! Ça a des phares ! Une grosse vitre à l’avant ! Et même un volant ! Ouais un bon gros volant ! Vous ai grillé, j’avais raison ! C’est bien le bus !!
Ha ! Ha ! Qui veux encore se mesurer à Tintin, hein ! Oui …Tintin …Quoi ?!! Oui j’appelle mon petit doigt Tintin, ça dérange quelqu’un !?
Le bus arrive, il contourne le gros pot de plantes au milieu du parking, pot qui n’est d’ailleurs pas présent. M’enfin le chauffeur doit être idiot, voila tout. D’ailleurs, c’est pas le même de chauffeur. Pourquoi ils nous ont changé notre moustachu ? Il était gentil notre moustachu. Il avait la cinquantaine passée, mais je vous jure qu’il était pas encore gâteux ! Allez renvoyez-le nous quoi ! Il était cool ! Et pis il demandait jamais la carte aussi ! Un bon chauffeur ! Celui-là que je vois là, j’aime pas sa gueule ! Qu’est-ce qu’il m’a fait ? Mais absolument rien pour l’instant. Alors pourquoi j’aime pas sa gueule vous me dites ? Mais de quoi je me mêle, hein ! J’ai le droit de pas aimer la gueule de qui je veux d’abord ! Et pis il a l’air normal comme ça. J’aime pas les gens qui ont l’air normals. Y sont pas marrants. Quoi ? Ca se dit pas « normals » vous dites ? Ah ouais ? Bin maintenant oui. C’est la dictature de mes rêves. J’y ai le monopole orthographique. Puristes cardiaques, s’abstenir ! Je remarque d’ailleurs en passant que ce correcteur d’orthographe de Word me casse gravement les couilles. Il cherche l’embrouille ça se voit. Mais je lui règlerai son compte en temps voulu, là je reviens à mon rêve. Oui donc le chauffeur dont j’aime pas sa gueule ouvre la porte. La foule se presse plus vite que d’habitude autour du bus. Ils veulent tous rentrer en preums. Bande d’idiots. Ils se pèlent le cul plus fort qu’avec un rasoir ou quoi ? Bin tient je les grille pour une fois. Ça leur apprendra à être aussi pressés. Non mais how ! Je rentre je m’installe. J’ai pas dit bonjour au chauffeur. J’ai oublié. L’inconscient de l’idiotie artificielle de mes songes fait bien les choses de toute façon, puisque je l’aime pas. Je vais pas lui dire bonjour…
Tiens… d’ailleurs on dirait que c’est pas le même bus. Ils ont peut-être jeté sa vieille carcasse avec celle de l’ancien chauffeur. Dommage, ils me manqueront et si faut on aurait pu faire quelque chose avec la tôle. Tiens c’est bizarre le bus démarre vite. La porte est déjà fermée ? Bah oui. Dis donc y z’ont fait vite tous ! Mais….j’y crois pas ! Yen a plein dehors encore ! Y sont cons ou quoi ? Pourquoi y rentrent pas ? Eux qui étaient si pressés un peu plus tôt. Tiens…ils ont pas l’air content. Mais avec le bruit de l’engin et les vitre j’entend pas ce qu’ils disent. C’est marrant, on dirait une bande de carpes qui gesticulent en remuant les lèvres ! Ya même un ou deux thons ! Je lis sur leurs lèvres. Normalement je sais pas le faire, mais cette super idiotie artificielle de mes rêves m’aide vachement, c’est cool. Ils disent :
« Fais nous rentrer connard de chauffeur ! »
Drôle de discours pour des carpes. Mais le chauffeur ne mord pas à l’hameçon. De toute manière mon idiotie artificielle me dit qu’il n’aime pas beaucoup le poisson. En fait il a l’air de vraiment haïr le poisson. Sous le regard scandalisé des autres occupants du bus et mon air je m ‘en foutiste, il se taille. Je prie pour que les carpes arrivent à remonter la rivière. Je déteste gaspiller la nourriture. Enfin juste dans le rêve parce que sinon je m’en fout. Vu que je vis pas en Somalie, je suis pas concerné. Le trajet se fait sans mon mp3. Arg !! Trajet sans musique, damned ! Mais non voyons ! L’idiotie artificielle de mes songes ne va pas me laisser tomber dans un cas comme ça! Je vais pas voir le temps passer ! Trop forts mes rêves ! Qu’est-ce qu’il faut être bon pour rêver des trucs pareils ! Et hop, le temps se module ! Et rehop ! Je suis arrivé !
….Et rehop … ce connard de chauffeur repart avant que j’aie eu le temps de descendre.
« Hé mec ! T’as pas l’impression que t’oublie quelque chose ?! »
Je joue au dur là, mais je suis un peu énervé faut dire.
Même pas qui me répond. Bouffon…
Bizarre, ma colère s’en va avant même de penser à faire un attentat terroriste. Pas grave. Je redescendrais dans ce truc qui ressemble à Rodès et je retournerai faire dodo dans cette maison qui n’était pas la mienne. J’avais pas trop envie d’aller en cours de tout façon. Aller on fait demi-tour ! Tchou Tchou ! …euh ! Vroum Vroum ! Je me demande un truc d’ailleurs. Dites, je serai pas un mendiant, un SDF, dans mon rêve ? En tout cas le SDF a l’air d’avoir trouvé une baraque sympa avec un portail électrique et tout et tout ! La classe non ? Finalement, j’ai bien envie d’aller en cours. Mon téléphone sonne. C’est mamie. Qu’est-ce qu’elle veut ? Bah je le saurai que si je réponds de toute manière. Allez, hop tic tac :
« Allô ? »
Stop now, je connais pas la suite de la conversation. Je parle, c’est tout ! Censured ! Privé ! Même pour moi capish ! Bon en tout cas elle doit blablater comme d’habitude parce que ma conversation n’en fini pas. Le bus s’arrête sur le parking de la coopérative. L’autre trou du cul veut prendre une pose on dirait. Super, je vais prendre l’air moi aussi. Je parle toujours au téléphone. Il fait frais dehors, avec un petit vent agréable. C’est vivifiant. Comment ? Une odeur bizarre ? Ah tiens oui ! J’avais pas remarqué parce que dans mes rêves encore moins qu’en réalité je fais pas gaffe aux odeurs. Les carpes sont toujours là. Sûrement que leur minable cervelle mouillée leur permet pas de faire autre chose que ce que leur indique leur programmation. Bande de petits êtres inférieurs !
Tiens ! Ils ont la même expression pas contente que quand je les ai quitté tout à l’heure ! Ils ont dû bugger !
Pfff ! Sales puantises mal programmées ! Si celui qui aligne les lignes de codes fait pas bien son boulot lui non plus on est vraiment dans la merde ! Heureusement que c’est un rêve et pas un jeu parce qu’il serait resté dans le rayon, c’est moi qui vous le dit !
Je jette un coup d’œil autour de moi entre deux paroles au téléphone. Quoi ?! Ils rentrent !
« Désolé mamie ! Je te laisse, bisou ! ….Oui, tchao ! »
Je me précipite vers la porte. Il la ferme. Je reste planté devant comme un palmier, avec l’air d’un anaconda qui a mal digéré un iguane. D’une question muette, je lui dis de m’ouvrir.
Il me regarde avec son sourire débile. Il me fait penser à Gaston Lagaffe alors qu’il veut se donner un air mauvais.
Je commence à m’échauffer légèrement.
« TU VAS M’OUVRIR ESPECE DE BOUSE CRYOGENISEE !!!!!! »
Il entend pas où il fait exprès ?! Il m’entend pas ET il fait exprès à mon avis.
Un éclair maléfique me traverse l’esprit. Mes penchants terroristes reprennent doucement le dessus. Il doit l’aimer son bus, hein Gaston ? Sans ton bubus, tu feras plus le PD comme ça, tu le sais hein ? Oui il doit tenir à son bus autant qu’un cromagnon à sa massue. C’est-à-dire….bah en fait j’en sais que dalle. Bon reste que je fous un coup de poing dans la porte de son bubus. Gentiment au début. Il réagit pas. Ok ! J’y vais beaucoup moins gentiment. BLAMBLAMSPLOTCHBRUKCHM !!! Je martèle la porte. Mais elle ne cède pas. L’autre salopard à l’intérieur y fait à peine cas. Moi aussi. J’essaie surtout de le faire chier. De me venger. Je tape de plus en plus fort. Même pas mal aux poings, cette idiotie artificielle de mes songes a fait de moi un vrai Berserker ! Hou la vile crapule ! Il démarre ! Mais Masto le Berserk n’a pas dit son dernier mot. En accord avec le commandement du Lieutenant Tintin, je m’accroche à la porte. Je pars avec le bus. Dehors, certes, mais je m’accroche et j’avance. J’affiche un air démoniaque qui fait comprendre au chauffeur que maintenant je le hanterais jour et nuit, trajet sur trajet. Et lui il se contente d’afficher l’expression d’un clown sadique qui est en manque de chips. J’y comprends plus rien. Mais je m’accroche et je tape toujours.
Il accélère. J’accélère les coups. Tintin m’informe que je risque de lâcher si bubus court plus vite que Milou. La petite pute de chauffeur semble prendre un instant de pitié. Il s’arrête. Je lâche la porte. Je hausse les épaules : « Alors ? T’ouvres ou merde ? ».
Il me fait un non de la tête. Je meurs d’envie de lui faire gicler la cervelle avec un marteau. Mais j’ai pas de marteau dans mon attirail scolaire. Dommage mais je me rappelle que j’avais oublié mon sac de toute façon. Il doit bien y avoir une armes à la masse acceptable dans les chantiers pas loin, là où ya des maisons qui se construisent, mais j’aurais pas le temps d’aller jusqu’à là-bas et de revenir avant qu’il se taille.
Mes yeux lancent des éclairs. Il s’en bat les couilles complet. Je m’énerve encore un peu plus.
Je ressemble maintenant à un terroriste blasé d’avoir oublié sa bombe dans le garage après avoir lacé ses chaussures. Fais chier !
Je tape toujours plus fort, mais le bus, c’est Superman ! On dirait presque le goal de Newcastle dans PES 2008 ! Vous le connaissez ce goal ? Un truc de ouf ! Il est invincible. Ca fait longtemps que je dis qu’ils se sont trompés dans les films. C’est pas Clark Kent, Superman ! C’est Given, le goal de Newcastle ! J’y mettrai ma main au feu, tant qu’il est froid.
Bon bin j’abrège, ce bus est pareil. Indestructible, indémontable. Même l’idiotie artificielle de mes songes n’y peut rien. Pourtant je la sens à l’œuvre. Le programmeur a vraiment fait un boulot de merde ! Il a oublié de mettre les PV du bus ! Et maintenant, on peut pas le vaincre. Ce Crétin des Iles de dedans me fait un [censuré] en plus ! J’y crois pas ! Il m’a fait un [censuré] ! Il m’a vraiment fait un [censuré] !!! Je l’attaque à coup de fucks plus puissants ! Mais la vitre avant du véhicule le protège comme un miroir réfléchissant et je me croirais en train de lutter avec Brice de Nice ! Merde ! Merde ! Merde !
Putain de programmeur de pute de chiasse de daube de merde de clambouille des près des vaches à fléchettes ! Impossible de finir la Rêv’partie si le boss de fin est invincible ! Mon petit Tintin en a les larmes aux yeux ! Je frappe encore et encore mais ya rien à faire. Alors tandis que mon réveil sonne et me tire peu à peu du sommeil, je revois une dernière fois le trou du cul redémarrer son bus sans se soucier de mes coups, et tout se brouille.
Je me lève pour éteindre le portable qui a déclenché son alarme avec toujours cette image du [censuré], floue mais en gros plan dans la tête. Je fous mon téléphone dans ma poche après avoir stoppé la sonnerie et je vais me préparer pour aller en cours, pour de vrai cette fois.
Et je suis énervé, très énervé. On ne peut plus énervé. Le chauffeur va morfler. Dans un rêve, je suis limité. Mais là je lui promet que le bus aura des PV et qu’il finira par tomber sous mes assauts. Une fois près à partir, je m’élance sur le chemin de mon destin. Cette fois-ci, c’est bien de chez moi que je sors, la haine au cœur. La machine est en route et chaque seconde me rapproche un peu plus de ma cible. Chaque seconde mon cœur bat un peu plus vite et mon corps sécrète le doux parfum de la vengeance. Ça va saigner. J’arrive à l’arrêt. Le pot avec les plantes est revenu. Tant mieux. J’enterrerai le corps dedans comme ça, ça fera de l’engrais. Le bus arrive. Le bruit d’un moteur cette fois-ci. Mais le stratagème pour me faire oublier ne marchera pas. Je vais nous venger, mon petit Tintin, ne t’inquiètes pas !
Le bus s’arrête. Tout le monde rentre. Et….surprise, c’est notre ancien chauffeur ! Comme ça fait plaisir de revoir sa vieille carcasse de bus et sa moustache grise ! Je rentre et je lui dis même bonjour ! Je m’assoies et allume mon mp3.
« C’est fini, mon petit Tintin…. Ce n’était qu’un rêve…. ».



Revenir en haut Aller en bas
http://imagin.jeunforum.com/forum.htm
Revak
Ookami
Ookami
avatar

Messages : 484
Date d'inscription : 12/11/2008
Age : 23
Localisation : Dérrière toi...

MessageSujet: Re: Journal des Rêves   Jeu 29 Oct - 0:45

xD Excellent!
Même s'il est limité (par rapport à mes rêves, qui partent très loin) mais il m'a bien fait marrer, dommage que tu puisses pas le continuer -_-...
Rah, et depuis que tu en parles, je n'arrête pas d'en faire! J'ai rêvé 3 nuits d'affilées...

Si t'en a d'autres comme ça, j'veux bien les lire.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ximevak.forumperso.com
The_Sam
Ookami
Ookami
avatar

Messages : 372
Date d'inscription : 24/10/2009
Age : 24
Localisation : Montréal

MessageSujet: Re: Journal des Rêves   Jeu 29 Oct - 0:48

Je suis daccord avec revak vraiment excellent continut comme ça
Revenir en haut Aller en bas
Dx6 Zelda
Admin
Admin
avatar

Messages : 3306
Date d'inscription : 01/09/2008
Age : -21
Localisation : Montréal

MessageSujet: Re: Journal des Rêves   Jeu 29 Oct - 0:50

Continue de rêver, j'aime ça. =p

___________
Revenir en haut Aller en bas
elm6
Grand Ookami
Grand Ookami
avatar

Messages : 744
Date d'inscription : 15/09/2008
Age : 26
Localisation : En Antarctique, avec mes amis les pingouins! :D

MessageSujet: Re: Journal des Rêves   Jeu 29 Oct - 0:58

C'était les deux meilleurs dont je me souvienne.
Je peux vous parler d'autre chose, mais pas un rêve vraiment raconté comme ceux-là.
Vous allez pas rigoler.
C'est un cauchemar, un concept, aucune histoire, aucune compréhension.



Une Peur-Sans-Nom


Jusqu’à
présent, les rêves que je vous ai racontés étaient beaux, ou drôles.
Sachez
que celui-ci n’est que mystérieux. C’est un rêve, où plutôt un cauchemar que je
fais depuis des lustres. Un cauchemar récurrent, depuis une enfance plus que
lointaine. J’ai du le faire pour la première fois avant l’âge d’un an. Et il
n’a jamais disparu. Il peut se faire oublier pendant un mois, un an, trois ans.
Peu importe. Il revient, inéluctablement.
C’est un rêve que je ne peux vous raconter, car il ne s’y passe rien. Rien dont je
puisse me souvenir. C’est la peur. Lors que je vis ce rêve, je croise le regard
de la peur. La peur à l’état pur. Je ne vois pourtant qu’un simple quadrillage
gris. Mais pendant que je rêve, je comprends. Puis au réveil, ce que j’avais
compris disparaît. Seule reste la peur. Même lorsque je ne sais plus pourquoi
j’ai peur, elle subsiste. Elle peut être toujours là même deux heures après
tant elle est terrible. Une telle peur ne peut se décrire. Je peux seulement
vous dire que pendant que l’on éprouve celle-ci, toutes les autres sont
dérisoires. Je pourrais regarder la mort en face et lui sourire après avoir
vécu ce supplice. Ce supplice qui arrive lorsque je m’y attends le moins. Je
vais aller me coucher, un soir banal,
après une journée banale. Et la nuit est un cauchemar. Alors que tout allait
bien, voila que je me réveille en sueur, la température du corps à 40° voire
plus. Je ne suis plus moi-même, je délire au point de croire que le réveil va
me tuer. Je pleure comme un gosse qui attend sa mère.[
Pouvez-vous
imaginer telle peur… ? Voila qui m’étonnerait. Comment pourriez-vous
l’imaginer alors que moi qui l’ai vécue plusieurs fois n’arrive même pas à la
décrire…
Je ne comprends pas. Pourquoi ne puis-je me souvenir de ce rêve, après tant de
nuits passées à suer de son effet.
Pourquoi ?
N’y a-t-il rien à comprendre ? Ou alors est-il si terrible que la
conscience humaine ne peut l’assimiler, ce qui expliquerait qu’il ne soit
présent que dans mon sommeil ?
Je ne sais pas. Certainement ne saurais-je jamais.
Tout ce que je peux dire, c’est que beaucoup prétendent être les seuls à connaître
ce qu’est vraiment la misère, la tristesse, ou encore la difficulté.
Peut-être que je ne connais pas réellement tout ça. En effet. Mais ces personnes là ne
connaissent pas la peur dans ce cas. Moi seul la connais. Vous pouvez croire
connaître la peur, mais vous n’en avez rencontré qu’un infime échantillon. Vous
croyez que la peur que l’on éprouve lorsque l’on fait quelque chose de
dangereux est terrible. Vous croyez qu’il n’existe pas de peur plus terrible
que lorsque l’on voit la mort avancer vers nous pour nous amener et que l’on
est impuissant. Mais vous avez tout faux. Il existe une peur bien plus
terrible. Cette peur dont je parle vaut toutes les autres réunies voire plus.
Elle suffirait à rendre un homme fou pour le restant de ces jours s’il la
ressentait pendant trop longtemps. C’est peut-être pourquoi mon esprit refuse
de s’en souvenir en détail, pour m’éviter la folie. Cette peur, vous ne la connaissez
pas.
Revenir en haut Aller en bas
http://imagin.jeunforum.com/forum.htm
Dx6 Zelda
Admin
Admin
avatar

Messages : 3306
Date d'inscription : 01/09/2008
Age : -21
Localisation : Montréal

MessageSujet: Re: Journal des Rêves   Jeu 29 Oct - 1:02

Putain, je ne la connais, mais je ne compte pas non plus, trop roxatif, bonne continuation. =p

___________
Revenir en haut Aller en bas
The_Sam
Ookami
Ookami
avatar

Messages : 372
Date d'inscription : 24/10/2009
Age : 24
Localisation : Montréal

MessageSujet: Re: Journal des Rêves   Ven 30 Oct - 22:21

J'espere pour toi que ce rève va partir un jour continu comme tes rève sont trop roxatif
Revenir en haut Aller en bas
Revak
Ookami
Ookami
avatar

Messages : 484
Date d'inscription : 12/11/2008
Age : 23
Localisation : Dérrière toi...

MessageSujet: Re: Journal des Rêves   Ven 30 Oct - 23:26

Étrange... et cette peur n'a aucune forme?
M'enfin bref, drôle de rêve, ça me rappelle mes rêves de gosses (qui sont apparus plusieurs fois) mais qui sont trop cons pour être racontés -_-...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ximevak.forumperso.com
ledeboiter
Jeune Ookami
Jeune Ookami
avatar

Messages : 59
Date d'inscription : 06/10/2008

MessageSujet: Re: Journal des Rêves   Sam 3 Avr - 21:41

j' ai lut "Enculé de chauffeur !" avant dfe me cou_cher, et je doit dire que... j' en lirait d' autres! tu a du talent! même si l' histoire etant un reve n' as pas a limite scenaristique, on voit que tu y est mit a fond dans l' ecriture au moin :)
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Journal des Rêves   

Revenir en haut Aller en bas
 
Journal des Rêves
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Modification du journal d'administration ?
» [Administration] Améliorer le journal de modération
» Est-ce que l'on peut faire un journal?
» Faire un petit journal téléchargable?
» Existe-t-il un journal des logs ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Yasei Ookami :: Musique, multimédia et littérature :: Créations diverses-
Sauter vers: